À l’occasion du premier anniversaire des effondrements de la rue d’Aubagne du 5 novembre, les Éditions Gaussen éditent un recueil de mes dessins de reportage publiés ici et ailleurs.
32 pages, 8€. Une partie du fruit de la vente de ce livre sera reversée à Emmaüs membre du collectif du 5 novembre et qui lutte contre toutes les exclusions.
Se trouve ou se commande en librairie.

rue d'aubagne dessins

Le 5 novembre 2018, trois immeubles de la rue d’Aubagne, dans le quartier de Noailles à Marseille, s’effondraient faisant huit morts. Quelques heures après, dans un communiqué, la mairie de Marseille invoquait comme raison du drame « la pluie », tombée en abondance dans les jours précédents. Très vite, un habitant du quartier déployait à sa fenêtre une banderole sur laquelle était inscrit : « ce n’est pas la pluie ». L’expression a été immédiatement adoptée par les habitants pour exprimer leur désarroi face à l’incurie de leurs édiles.
Ce n’était effectivement pas la pluie qui a été la cause de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, de même que ce n’est pas à cause de la pluie que près 3000 habitants ont été expulsés de leurs appartements, soudainement jugés insalubres dans les semaines qui ont suivi. Un an après, des centaines d’entre eux restent privés de leurs logements.
Jean-Michel Ucciani, qui a pour habitude d’arpenter sa ville un carnet de croquis à la main, a voulu fixer sur le papier les traces du drame.